Bienvenue
Calendrier
Météo

Météo à Bor et Bar

27 °C / Ensoleillé
Vent: N de 11 km/h
Humidité: 48%
Auj
17/27 °C
Ven
15/24 °C
Sam
13/24 °C
Dim
14/23 °C
Sondage
Aucun sondage en cours
Château

 

Le château   

      L'extérieur :

L'approche

    A un jet de flèche au Sud du petit village de Bar une colline porte les ruines de l'ancien château fort. Sa position en bordure de la rivière Viaur est idéale pour surveiller le passage vers les hauts plateaux du Ségala.

   Pour mieux ressentir cet ancêtre médiéval, je sors de ma poche la représentation de sa splendeur.

Sera-t-il aussi beau au 21ème siècle ?

Sont ce les flammes de l'enfer qui rougeoient cette tour ?

La découverte

 

    Lentement, je m'avance en écartant les branches des arbres et en prenant soin de ne point griffer mes magnifiques mollets de Chevalier.

   Une ronde tour me regarde en pouffant de rire.

Suis je si ridicule dans le bois ?

   Je tente de l'approcher et soudain je remarque la présence d'un fossé comblé. Je suppose qu'il entourait le site, mais la végétation m'empêche de vérifier mon hypothèse.

  Sur le croquis, en avant du château il y a un jardin médiéval. Son fantôme n'apparaît pas dans les hautes herbes.

 

La tour solitaire     

Je consulte de plan pour définir quelle tour est en face de moi. La mission est impossible car je manque de repère sur cette ruine.

  Je suis étonné par la piètre qualité de taille des pierres ainsi que le mauvais jointement. Ceci est surprenant car en opposition avec le croquis du château.

   A mi-auteur actuelle (je vous rappelle que dans une ruine, les gravas et les siècles ont fait monter la hauteur du sol de plusieurs mètres) je vois une grande fente verticale. Même si sa largeur a été causée par les siècles sans entretien, je subodore que cela devait correspondre à une fente de lumière ou une archère.

   Peut être aurai je la réponse en regardant dans la tour.

 

'Entrez Chevalier' me murmure la tour

 

Je fais le tour de... la tour

   Lentement, je contourne cette beauté millénaire et solitaire pour mieux la comprendre. Grâce aux vestiges des départs de mur (dont les remblais semblent peu solides), je suis certain que j'ai en face de moi une tour d'angle.

 

 

L'intérieur de la tour  

  Le temps a fait son terrible travail de destruction, les entrailles de cette tour ne me révèlent rien. Le parement intérieur est illisible, la fonction initiale de l'ouverture n'est point identifiable.

  Seule l'épaisseur du mur m'informe de l'ancienneté de la tour.

 

Qu'est ce ?

    Lentement, je m'éloigne de ce vestige d'un autre temps quand je suis interpellé (vous ai je déjà dit que les pierres me parlent et me hèlent ?).

    Les arbres s'écartent me laissant voir un imposant bâtiment. Il me semble identifier les bases d'une ronde tour  dont le diamètre est supérieur au précédent vestige. La haute paroi ne m'informe pas de la fonction exacte de cette tour ni de son âge.

Histoire du château :

 * En 1171, le site fortifié appartient à l'évêque d'Albi.

* En 1285, cautionné par le Roi de France (voir liste), Bernard (et Bertrand ?) de Bar occupe(nt) le château.

* En 1361, les Anglais attaquent puis prennent le château.

* En 1364, les Anglais quittent le site fortifié.

* En 1436, Rodrigue de Villandrando s'empare du château.

* En 1614, le dernier membre de la lignée de la famille De Bar s'éteint sans héritier. Le fief appartient à Jean de Salès.

* En 1682, un acte fait foi que le sieur Tamus et la famille de la Guimerie ont détérioré le château, les meubles et autres mobiliers.

* En 1686, malgré son état partiel de ruine, le château est habité.

* Au 17ème siècle, le château appartient successivement à :

- Jules de la Roque Bouillac,

- François de Pommeyrol-Jalenques,

- La famille : Roquefeuil de Versols.

* Durant la première moitié du 18ème siècle, le fief est toujours possession de la famille Roquefeuil de Versols.

* En 1749, le château et les terres sont vendus aux deux sieurs :

- Courrège,

- Fricou.

* Au 20ème siècle, le château appartient à la famille Fricou.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant la propriété privée. La visite de l'intérieur est dangereuse, veuillez être très prudents en évitant de monter sur les murs.

 

Dans son écrin de verdure, la ruine garde tous ses secretsNous remerçions le Chevalier pour son autorisation à utiliser son blog

 Le Chevalier Dauphinois

Château féodal et ruine médiévale


château.over-blog.net

 

__________________________________________________________________

Retrouver des photos des ruines du château dans la photothèque



Le Chateau en 1641

Le château de Bar, situé sur un promontoire de la rive droite du Viaur, était une importante demeure féodale, siège d'une baronnie. Dominant le village et non loin du confluent du Viaur et de l'Aveyron, il commandait la vallée sur une grande étendue et tenait le passage par lequel on gagnait les hauts plateaux du Ségala.
Il avait été construit en pierres schisteuses noyées dans un mortier indestructible ; les deux tronçons de tours rondes que l'on aperçoit encore aujourd’hui en sont des vestiges. Le château aurait été édifié au XIIe siècle. Auprès de ce qui parait avoir constitué l'entrée du château, seul subsiste un petit bâtiment dont le rez-de-chaussée, bas et voûté, semble contemporain de 1'édifice,, Le granit avait fourni la pierre de taille des ouvertures, aujourd’hui enlevées, comme en témoignent les restes des deux tours rondes. Des fossés presque totalement comblés, mais encore reconnaissables en certains endroits, encerclaient le château protégé en outre par deux murailles circulaires qui formaient des terrasses. Le corps de logis avait une hauteur correspondante à six étages. Le château comprenait une tour carrée de 40 cannes de haut et quatre autres tours en "cul de lampe" de 35 carmes de haut disposées à chaque angle ( Il n'a pas été possible d'évaluer la hauteur ; selon la canne de Najac, nous approcherions 80 mètres, ce qui ne semble pas réaliste. La hauteur de 40 mètres serait raisonnable ). Les tours avaient 4 étages y compris le galetas ; la porte d'entrée se situait au nord et la tour principale, de forme carrées avait quatre cannes de large et était recouverte de tuiles.
Dans l'enceinte du château se trouvait un puits à l'ouverture étroite sans. doute très profond. Des souterrains dort les issues ne sont pas exactement connues en dépendaient.
A l'origine, la seigneurie comprenait une métairie située en dessous du château au lieu-dit la Graves avec maison bâtie de pierres et grange, un pigeonnier en forme de tour et un vivier de dix cannes au carré. Le tout était traversé par un chemin allant du village de Bar jusqu’au Viaur. La seigneurie comprenait également un moulin avec ses deux paires de meules une pour le blé et l'autre pour le seigle, ainsi qu'un jardin avec fruitier qui était clos d'une muraille, non loin du château. Elle détenait aussi d'autres biens dans la paroisse de Vors de Bar ( Bor ). À la mort de Jean de Bar, en 1614, dernier représentant de la famille, la seigneurie confrontait avec le Viaur jusqu'au ruisseau de Tournarieu faisant division avec le taillable de Lescure et les terres du seigneur de Loupiac (le ruisseau des Treilles faisant séparation avec le taillable d'Arcanhac) et le ruisseau de Lery faisant division avec le taillable de Saint-André.
Nous ne trouvons pas de traces de l'église Notre-Dame de Bar (mentionnée en 972) durant le Moyen age ; fut-elle pillée ? incendiée ? Nul ne le sait. Il est plus sûr de penser que le temps ruina l'édifice. C'est une chapelle qui lui succéda dans le village, construite et dotée par Pierre de Bar, en 1490 (le capitaine du château de Najac en 1496)
Possédée depuis le XIIIe siècle par la famille de Bar, la seigneurie disparut à la mort de Jean de Bar en 1614. Ses trois filles se marièrent dans les maisons de Lescure, de Barase et d'Hébrard, seigneur de Saint-Gème. La seigneurie a appartenu successivement alors aux Frézals (1648), aux Sales (1657), aux La Roque-Bouillac, aux Pomeyrols de Jalenques et enfin aux Roquefeuilles de Versols, barons de Laguépie. Elle fut vendue en 1749 au bourgeois Courrèges et à Fricou pour 15 000 livres. Le château était déjà ruiné à cette date ; il abritait une chapelle dédiée à Sainte Catherine.
    Bar connut une très grave épidémie en 1520 (la peste ?) qui fit de nombreuses victimes. On dut faire appel à un capitaine de la santé à qui on donna un gage mensuel de 4 livres.
Après les Etats-Généraux de 1789, le vote de la constitution civile du Clergé amena des perturbations. En échange de la vente des biens de l'église, on offrit aux prêtres un traitement en exigeant d'eux un serment de fidélité à la loi, à la nation et au roi ; ni le roi, ni le pape n'avaient donné leur accord à cette décision quels condamnèrent, ce qui entraîna une crise de conscience chez de nombreux prêtres qui refusèrent le serment. Ils n'avaient de plus que huit jours pour donner leur réponse. Le curé et le vicaire de Bors refusèrent de prêter ce serment ; nous ne savons pas s'ils furent déportés à Bordeaux et envoyés aux galères ( comme ceux d'Arcanhac ).
En 1792 lors de la formation de la Garde Nationale du canton de Najac, Bor et Bar envoya 57 hommes ; mais pour former le bataillon des Pyrénées Orientales ( qui devait lutter contre les Espagnols ), le maire de Bors refusa de désigner des soldats, prétextant que tous les jeunes étaient employés à l'agriculture.
Entre 1793 et 1796, à l'occasion de la vente des biens nationaux, un grand nombre de cloches des églises du canton fut envoyé à la fonte à Montauban une fut enlevée à l'église de Bors ( Bar n'avait qu'une chapelle depuis le XVe siècle). Le curé jureur de La Fouillade, Carles ( famille de curés originaire de Laurélie ) permit de sauver les cloches de son église à La Fouillade.